Récit
Le sahel chez soi
Le Sahel n'est pas une couleur à coller sur un mur. C'est une lumière, une terre, et des gestes que l'on peut accueillir sans les déguiser.
Chez soi, cela commence par la matière. Une céramique dont la cuisson a laissé des nuages, un tissage dont les fils ne sont pas tous de la même main. Rien n'est lisse, et c'est ce qui tient la pièce.
Nous ne cherchons pas à reconstituer un ailleurs. Une seule pièce suffit, si elle a été faite quelque part de précis, par quelqu'un dont on peut dire le nom.
Le reste de la maison peut rester calme. Le Sahel n'a pas besoin d'être partout pour se faire entendre.
À poursuivre